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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 11:45

photos-QB 8005

Juste avant Noël...

 

À La Chartre sur le Loir, avec sarah Bonville-Bodelet, Pascaline Basguenier-Desormeaux, Natalia Ermakova-Blin qui remplaçait geneviève, Nathalie Sigot au piano et Ulrika Lair, soprano.

 

Une première partie Vivaldi, une deuxième partie Mozart, et deux invités: Gounod et Franck.

 

photos-QB 7972 2Chacune d'entre nous, toutes enseignantes, un peu au bout du rouleau! Les concerts professionnels s'étaient enchaînés aux "Auditions de Noël" prenant week-ends, mercredis et vendredi soirs, interdisant tout repos des méninges des nerfs et des oreilles!

 

Mais nous tenions à ce concert, que nos fidèles avaient noté dans leurs tablettes: il fallait absolument que ces Alleluia envoient tout ce petit monde en vacances avec un gros bagage de plaisir et de joie...

 

photos-QB 7977 2Nous avons répété une dernière fois dans l'église, parfaitement éclairée, agréablement chauffée, ce pourquoi nous ne remercierons jamais assez les paroisses de nous permettre de profiter des ces lieux habités d'histoire, de spiritualité, d'émotions les plus variées que sont les églises.

 

Cette formule (quatuor à cordes, clavier et chanteuse), que nous avons exploitée cette année en partie pour alléger notre travail en attendant des naissances chez deux des musiciennes, m'a vraiment comblée. Nous y avons rencontré un répertoire varié, pour lequel j'ai du parfois faire un peu de réécriture, ce que j'aime particulièrement car cela me permet d'entrer dans le fond des oeuvres, de les connaître de "l'intérieur des notes".

 

Regards-catherine et Sarah

 

RegardsEvidemment, pour une voix puissante comme celle d'Ulrika, cela demande une retenue parfois un peu frustrante, mais moi, j'ai tremblé à chacun de ses contre-ut de la fin de l'Exsultate, au point d'ailleurs, de rajouter une altération très "maltapropos" juste après celui de la fin de ce concert! regards-Pascaline et NataliaJe me suis rattrappée au bis! C'est un peu trivial, mais je ressens quelque chose de l'ordre de l'essai transformé à la fin d'un match de rugby quand Ulrika émet ce contre-ut! Une espèce de jubilation complètement enfantine! Alors, qu'il soit "poussé" juste derrière mes oreilles, c'est autre chose que si j'étais au fond d'un pupitre de 1ers violons et la chanteuse devant l'orchestre...

 

Regards-Nathalie et Ulrika

 

Pour l'heure, le Quatuor n'a en ligne de mire qu'un concert en avril, à la chapelle Notre Dame des champs à Saint-Jean d'Assé... Il faudrait que je me mobilise un peu... Mais tous ces cours, tous ces petits projets d'école qui nous prennent tant d'énergie et de temps, même si j'adore enseigner, parfois, ça me vide...

 

photos-QB 7998 2

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 11:00

La Chartre 1

Dimanche 13 mai, Stabat Mater de Pergolèse à l'église de La Chartre sur le Loir, avec Ulrika Lair, soprano, et Catherine cardin, alto...

 

L'église était bien remplie, le public était à la fois chaleureux et très attentif, le quatuor était concentré, les chanteuses était en voix et en phase... Un grand plaisir...

 

En quatuor, nous avions répété plutôt régulièrement et assez à fond, dans l'expectative de ce que "nous feraient" les chanteuses, qui ne se connaissaient pas... Ulrika est venue répéter une fois les airs de soprane dans mon salon de musique, essayant avec ses aigus puissants de soulever le plafond trop bas de cette ancienne écurie de ferme... Catherine n'est arrivée que la veille et nous avons pu répéter à loisir le soir, dans l'église attiédie pas un chauffage efficace, et qui, même vide, sonnait plutôt agréablement.

 

La lecture a été pour moi un moment de pur plaisir: la confirmation que les deux voix se mêlaient bien, le contentement de suivre note à note les inflexions sûres de ces deux chanteuses qui connaissent ce répertoire comme un chemin mille fois exploré sans jamais se lasser... Le grand luxe des professionnels: la magie de la première lecture passionnée, moment de tous les possibles, de toutes les espérances.

 

Le lendemain matin, de retour à La Chartre, nous avons ciselé l'interprétation de chacune des 12 pièces du Stabat, équilibrant les voix, les tempi, les nuances, avec une simplicité qu'il faut mettre presque entièrement au crédit de ces deux grandes professionnelles que nous avions comme chanteuses...

 

L'après-midi, un dernier raccord nous a permis de sécuriser le divertimento de Mozart qui ouvrait le concert, et les départs du Stabat.

 

La Chartre 2Les départs du Stabat, quel casse-tête... nous étions tellement habituées, toutes autant que nous étions, à suivre les instructions sécurisantes d'un chef d'orchestre... Jouer ce genre d'oeuvres en musique de chambre est une véritable relecture, dans laquelle chacun des protagonistes est réinvesti d'une responsbilité à la fois enthousiasmante et écrasante...

 

Cette expérience nous donne des ailes pour nous lancer dans le travail du prochain concert avec Ulrika à Marolles le Braults (Sarthe), au cours duquel nous redonnerons le divertimento de Mozart, les airs de soprane du Stabat, le Domine Deus pour soprane du Gloria de Vivaldi ainsi que son motet "In furore iustissimae irae", et le motet "Exultate Jubilate" de Mozart...

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:36

les-esprits-tutellaires-6444.JPG

 

Après une de ces crises désastreuses que traversent péniblement tous les quatuors du mondes (non, ce n'est pas un titre de film, mais compte tenu du ressort drammatique des histoires de quatuor, je lance une propositions à tous les auteurs aimant les trucs bien torturés...), le vaillant petit quatuor de la forêt peut commencer à envisager un rétablissement...

 

les-esprits-tutellaires 6417L'hiver a frappé la forêt en février, mais le quatuor s'était mis en sommeil bien avant.. Peut-on espérer qu'il sera comme la vigne, toute sèche sous la neige, toute recroquevillée, à l'apparence stérile les-esprits-tutellaires-6505.JPGet torturée? Chez nous comme dans le Sud, qui pourrait croire qu'il va renaître quelque-chose de ces bouts de bois qui semblent bons à brûler?

 

 

 

Pascaline.jpgPascaline Baguenier apporte, au moins pour nos deux prochains concerts, en mai et en juillet, son concours éclairé de spécialiste es écriture et harmonie en prenant la partie d'alto. Moi qui suis sans cesse à la recherche du sens caché dans l'écriture des oeuvres que nous jouons, je vais pouvoir enfin développer mes fumeuses théories sur des bases certifiées conformes! Un luxe...

 

Nous avons commencé le travail délicat du 2e divertimento de Mozart, qui précedera, lors de notre prochain concert, le Stabat Mater de Pergolèse dans lequel nous accompagnerons Ulrika LAIR, soprano, et Catherine CARDIN, mezzo.

 

En juillet, malheureusement, catherine ne peut pas se joindre à nous. Il faudra soit trouver une autre mezzo, soit construire le programme autour d'Ulrika...

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 00:45

qb concert

 

Aborder Chostakovitch... Je ne l'aurais pas osé si ma collègue et amie Delphine, altiste et prof au collège de Bercé, ne nous l'avait proposé afin de participer à un projet avec ses élèves de troisième pour leur épreuve d'histoire des arts au brevet...

 

C'est ainsi que nous nous sommes retrouvées à présenter le quatuor à cordes au cours de deux séances d'une heure, devant toutes les classes de troisième du collège. J'avais pris le parti de ne pas axer cette présentation sur Chostakovitch (les élèves de l'autre prof n'avaient pas le même programme) mais de nous considérer comme un document sonore à ajouter à leurs généralités musicales. Je voulais leur faire écouter les "ficelles" du quatuor.

 

En lien avec cette présentation, la ville de Château du Loir nous avait engagées pour un concert au cours duquel nous devions jouer les trois premiers mouvements du 8e quatuor de Chostakovitch, et pour lequel les élèves du lycée et du collège avaient des tarifs imbattables. Sur les 6 ou 8 classes présentes lors de la présentation, seuls 15 élèves étaient présents au concert, le lundi soir.

 

 

Présentation du quatuor à cordes aux élèves de 3e du collège de Bercé

deux groupes, 10h à 10h55 , 11h à 11h55

 

 

• a) : Présentation de nos 8 instruments (±5mn)

 

Il y a une grande variété de timbres et de technique entre tous les violons et tous les archets.

Les dates de fabrication des violons couramment utilisés peuvent aller du début du 19e siècle à… l’année dernière !

                  -Présentation par chacune de ses instruments.

 

• b) : Présentation de l’écriture pour quatuor à cordes (±25 mn)

 

L’ensemble de violes s’épanouit en Angleterre au début du 17e siècle, réunissant en général deux dessus, deux tailles (ou ténors) une basse et une contrebasse (ou violone). Héritage de cette formation, la tradition du quatuor à cordes commence réellement un siècle plus tard, avec Haydn puis Mozart, qui se réclame son héritier, se poursuit avec Beethoven qui lui rendra hommage, puis Schubert et Brahms, avant d’étendre ses ramifications jusqu’à nos jours, en passant par Darius Milhaud (18 quatuors), Bartok (6), et bien sûr, Chostakovitch (15) puis Boucourechliev (Archipel II) et Betsy Jolas. Cette formation exigeante pour les interprètes comme pour les compositeurs a souvent servi de laboratoire d’expression musicale. Plénitude de l’ambitus, homogénéité de timbres, innombrables possibilités expressives et techniques, en font un outil musical presque parfait.

 

Extraits musicaux tirés de :

- F.J. Haydn, les 7 dernières paroles du Christ en Croix (1785)

- W.A. Mozart Quatuor K421 (1783)

- A. Borodine, Quatuor n°2 (1881)

- D. Chostakovitch, Quatuor n°8 op 110 (1960)

 

Ambitus : Utilisation des registres 

 

         Plénitude de l’ambitus : enchaînement des registres :

                  &                           Borodine 3e, m 85 à 96 

                  &                           Borodine, 4e, lettre F à 43 

          Contraste

                  &                           Borodine, 3e , m 19 à 31 

                  &                           Chostakovitch, 3e , m 37 à   

         variation d’expression : reprendre un thème dans deux registres différents

                  &                           Chostakovitch 1er , chiffre 2 et m 87 à chiffre 8 

                  &                           Borodine, 3e, m 1 à

         Intensification : doubler, tripler, quadrupler à l’octave

                  &                           Haydn sonate 1, début (en simple puis à deux) et H (idem) 

                  &                           Mozart trio sans reprise (alto violon) 

                  &                           Haydn, quat 81, 3 premières mesures

                  &                           Haydn, Terremoto B jusqu’à so

         expressivité : contre emploi des registres, excès des timbres

                  &                           Chosta, 3e, chiffre 44

                  &                           Chosta, 2e chiffre 21seulement violons

 

Théâtralité de l’écriture pour musique de chambre : les instruments ont des rôles

 

« (…) Les musiciens du quatuor doivent s’entretenir comme on le ferait dans un cercle d’amis, de faits qui ont une véritable importance. Rien de plus." Ainsi Biedrich Smetana parlait-il de son quatuor n°1 en 1884. Et en effet, tous les codes d’écriture de la musique de chambre hérités du « concerto » dans lequel les voix conversent, se répondent ou s’accompagnent, visent à organiser de manière équilibrée ces moments de conversation, d’expression soliste ou simultanée.

 

         L’un parle, les autre l’accompagnent, et souvent concluent ou commentent :

         &                           Mozart 1er mvt, début. (thème seul et conclusion du trio, batteries seules, tutti)

         &                           Mozart 4e mvt variation de l’alto 

         Duo, deux voix conversent les autres accompagnent, commentent ou plantent un décor :

         &                           Borodine 3e mvt lettre E à F (d’abord le « décor », puis le duo, puis tutti)

         Trio, les voix se tuilent et se répondent :

                           &                           Borodine 1er mvt lettre F à double barr

         Quatuor, les voix deux par deux:

                           &                           Haydn quatuor 81, lettre C à C’ 

Les voix se tuilent et s’enchaînent, fabriquant une tresse de sons ou renforçant l’effet du thème :

                           &                           Haydn quatuor 81, m 4 à lettre A 

                           &                           Haydn quatuor 79, lettre A à m 24

                  Chacun pour soi, les protagonistes sont chacun dans un coin de la scène

                           &                           Mozart 4e mvt variation du second violon 

                           &                           Chosta, 3e ,levée m 17 à m 4

                  Tous ensemble pour un effet de masse, avec un thème qui surnage

                           &                           Chosta, 2e chiffre 3

                  Tous ensemble pour un effet de masse, l’union fait la force

                           &                           Haydn Terremoto en entier 

 Les séances au collège avaient eu lieu avant les vacances de printemps et le concert les suivait: nous pensions avoir ainsi du temps (tant dans les "faits" que dans la tête) pour préparer ce lourd programme: une partie du Mozart, un partie du Chosta et Borodine en entier. Las! Le temps n'obéit pas à nos souhaits! Maine et Ouest 19 mai 11Et c'est assez tendues que nous sommes arrivées au concert, dans une petite salle parfaite pour le théâtre, mais vraiment un peu sèche pour la musique. Le son ne paraissait pas laid à la répétition, mais il fallait s'en laisser convaincre pour oser jouer tout en ne forçant pas...

 

Je m'étais fait offrir une version du quatuor par les Prazak, et décidément, cela me paraissait bien sage... En les écoutant, je n'avais guère d'information sur des choix d'interprétation. La révélation m'a été apportée par Yvane, qui nous a fait écouter... les "Borodine" des années 70... Encore un prodige... Pour moi, une version définitive...

 

Ce concert nous a donné envie de jouer le quatuor en entier.

 

pour l'heure, nous prenons un peu de repos de nous-mêmes, en réflechissant au prochain programme... Brahms?

 

Solo de Borodine

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:32

Christ de Ruillé

 

Quasi pleine, la chapelle de la Grande Prévoyance... Sur le côté de la nef, me faisant face du fait de ma position de 1er violon, une quarantaine de religieuses retraitées, qui ont vu toutes les souffrances, travaillé toute leur vie à donner de l'espoir... Une quarantaine de religieuses pour lesquelles chacune des 7 denières paroles a un sens existentiel, une quarantaine de religieuses qui vivent et revivent chaque année la crucifixion et la resurrection du Christ comme si elles y avaient assisté...

Catherine

 

 

Et nous, plongées dans ce bain de foi, essayant de traduire en musique ce que l'humaine réalité de cette situation toujours tragiquement d'actualité nous évoque, avec ou sans foi: Un bonhomme révolté contre l'injustice, l'égoïsme, la méchanceté, la bêtise, le pouvoir de l'argent, Catherine et Sarahles intégrismes et les censures de tous poils, pendu à son bois entre deux malfaiteurs, luttant jusqu'à la fin contre le doute, pour garder intacts son amour et sa bonté.

 

Quelque chose s'est passé.

 

Nous étions prêtes. je suis émerveillée par la qualité de notre concentration, par la présence de chacune à son poste, si l'on peut dire, par la réceptivité active qui nous a unies.

 

Le lendemain, nous jouions à Saint Aldric, sous le regard souffrant d'un autre Christ.

Christ de St Aldric

 

Yvane et Geneviève

 

 

Saint Aldric, rue des victimes du nazisme... Construite après la guerre...

 

Malgré tout, le concert de la veille avait été tellement fort qu'il nous était terriblement difficile, au raccord, de nous reconcentrer, et c'est avec une certaine appréhension que nous avons commencé le concert.

 

7-paroles-2011-5013.jpgDominique a lu avec une telle conviction, une telle présence, que, parole après parole, nous sommes rentrées en "quatuor" et avons réussi de nouveau à nous réunir.

 


 

IYvane

Nous dédiions ce nouveau concert au Japon, à ses morts, à ses survivants et à ses sauveteurs  et avons recueilli une recette substantielle au profit de la Croix-Rouge.

 

À la fin du concert, le père Cotten, curé de la paroisse de Saint Aldric, me fit la remarque qu'une paix, une sorte de bienveillance émanait de cette musique dont le sujet nous paraît rien moins que paisible... C'était un peu la preuve de la réussite de notre interprétation, et je songeai à la "découverte" dont j'ai parlé dans un article précédent, au sujet de la proximité qui m'apparaît entre la 6e parole et le duo de la "Création" que le compositeur termina en 1798, 13 ans après les "Paroles".

 

Pour ma part, je ne suis pas sûre de pouvoir jouer cette oeuvre chaque année, et sûrement  pas plus de deux fois d'affilée...

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 00:12

Jupilles

 

Rien moins que le 8e quatuor de Chostakovitch, voilà le défi que nous devons relever d'ici le 16 mai... le Collège de Château du Loir offre à ses troisièmes une présentation du quatuor à cordes puis un concert comprenant l'oeuvre qu'ils étudient pour leur épreuve d'histoire de l'art: le 8e quatuor de Chostakovitch. Et comme il arrive qu'on soit prophète en son pays, c'est au Quatuor de bercé que revient la mission...

 

L'oeuvre étant plutôt ardue à l'écoute, nous avons décidé de n'en présenter que les trois premiers mouvements, de faire voisiner Mozart et Chostakovitch dans une première partie, et de leur adjoindre Borodine en deuxième partie...

 

Mozart et Chostakovitch, l'alpha et l'omega des artistes engagés révoltés contraints de composer avec le pouvoir tout puissant...

Borodine, l'aimable savant qui a pu profiter des derniers feux d'une société russe permettant les passages les plus improbables entre des classes sociales apparement puissament cloisonnées, et les début d'une ère scientifique flamboyante qui laisse au monde de la découverte une myriade de grands noms...

 

je me suis fait offrir une version "36 diapasons de platine et d'or" de ce quatuor mythique: c'est encore Prazak qui a tiré le numéro gagnant!

je n'ai pas d'autre version à lui comparer pour le moment. cela me paraît d'une grande cohérence, grand son, proprement sale, tempi impeccables...

 

Quant à moi, j'ai intérêt à faire autre chose que du jardinage pendant les vacances, si je veux remplir la mission qui nous a été confiée!

 

salades.jpg

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 22:56

10042011 002

 

Le 16 avril à 20h30, dans la Grande Chapelle de la Prévoyance à Ruillé sur Loir (72) et le 17 à 17h, à l'Eglise Saint-Aldric au mans... Nous replongeons dans les 7 dernières paroles du Christ en Croix de Haydn. je ne me lasse pas de cette écriture prodigieuse, de cette variété dans l'expression de de l'humanisme, de la foi, de cette prodigalité dans les références musicales les2 arbres plus diverses. Par exemple, la dernière fois que nous l'avons travaillée, la proximité de l'écriture et partant, de l'expression, de la 6e parole (Consumatum est) avec celles du duo d'Adam et Ève de la Création m'est apparu évidente.


Je me trouve enfin dans cette situation mystérieuse et enviable que décrivent les grands interprètes dont nous buvons les paroles et les écrits: plus je travaille cette oeuvre, plus je la connais, et plus j'y découvre de recoins insoupçonnés, de références à la fois secrètes et éclatantes...

 

Nous avons décidé de dédier le concert de Saint-Aldric au japon, et de reverser notre recette à la Croix Rouge. Je ne sais pas très bien comment faire... nous aurons des pièces et des billets... j'ai écrit à la Croix Rouge par Internet, mais ils ne m'ont pas répondu. S'il le faut, je mettrai tout sur mon compte et leur ferai un virement...

 

L'oeuvre se termine par... un tremblement de terre. D'habitude, je trouve que la pièce est franchement saisissante, mais là, il nous faudra bien de la conviction pour soutenir la vision qui s'impose à nous tous de la catastrophe japonaise... Lorsque nous l'avons filé, ce matin, nous y avons mis une telle ardeur, une telle pression, que j'ai cru m'être déclenché un de ces vertiges redoutés qui m'affigent parfois pendant des jours... je me suis massé les cervicales pendant plusieurs minutes avant d'être rassurée!

 

 Faut-il que je prévois un texte d'introduction?


 

Chemin du bélierDans ce travail, nous sentons les bénéfices des recherches que nous avons faites dans notre premier programme: plus d'écoute, souvent l'évidence d'un jeu commun, une  plus grande circulation dans les responsabilités... Nous avons repris notre placement traditionel.

 

bien sûr nous continuons de nous arracher les cheveux, souvent, sur des problèmes de justesse qui nous paraissent insolubles. je réalise qu'en effet mon sentiment de justesse était presqu'exclusiment lié à la mélodie, à l'expressivité de la mélodie, que pour le reste (l'intégration dans la polyphonie), j'essayais de "coller" à mon voisinage, trop habituée à composer avec la justesse pianistique. Il y a aussi cette justesse harmonique, qui fait qu'un accord "sonne", et qui est tellement difficile à réaliser dans l'enchaînement des polyphonies. j'ai la conviction qu'il faut jongler entre ces deux justesses dont la conciliation peut faire l'objet de débats difficiles à trancher...

 

10042011

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 01:50

On ose à peine le dire, mais c'est tout de même ce qui nous est venu à toutes, une fois refermées nos boîtes après le concert du Pré! Et ne vous y trompez pas, c'était une marque de satisfaction...

 

Voilà, ça, c'est fait... On l'a eu... on l'a fait... On y a cru et on peut continuer!

et on peut passer à autre chose, chemin faisant!

 

J'avais oublié la prodigieuse différence d'acoustique de l'église Notre Dame du Pré vide et pleine... Les premières notes du Mozart nous ont plongées dans un abîme de stupéfaction! On a beau essayer de s'y attendre, ça a quelque chose de Hitchcockien! 

 

regard

 

 

Notre changement de places entre le Mozart et le Borodine nous est décidément douloureux, et les rééquilibrages d'écoute sont assez risqués. pour ma part, je continue de trouver très agréable de faire face à l'alto, mais Yvane se sent coupée de sa collègue du "centre", le second violon, avec laquelle, traditionellement l'alto fait équipe, par la hiératique présence du "violon assis" -traduction approximative de violon-cello- et la prégnace de ses graves... Nous allons donc reprendre un travail en position "étagée" des graves vers l'aigu.

 

 

Une petite pensée pour notre preneur de son préféré (et attitré!), Christophe, à l'oreille aiguisé duquel nous nous soumettons...

 

Christophe.JPG

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 00:01

Saint-Martin

 

Mardi 22 février, nous avons présenté le quatuor à près de 500 enfants d'Allonnes... Six écoles primaires de la villes avaient chacune déplacé un groupe de 70 à 117 d'élèves jusqu'à l'école de musique. Pour l'occasion, le directeur de l'école avait "mis en scène" la petite salle d'auditions du rez de chaussée, tendant un tissus noir derrière une scène surélevée de 40cm et plaçant de part et d'autre des projecteurs du plus bel effet...

 

Nous avons pris le parti d'être en train de jouer chaque fois qu'un groupe s'installait - nous avions choisi des petits quatuors pédagogiques de Sheila M. Nelson, qui nous reliaient intérieurement avec notre mission dans nos propres écoles. Cette mise en scène un peu spectaculaire a chaque fois eu l'effet de mettre les groupes en condition d'écoute maximum. Pour le dernier groupe, nous avons carrément joué le jeu d'un concert, les laissant s'installer comme dans un vrai spectacle, arrivant du fond de la salle, nous accordant sans un mot et jouant une grande partie du 1er mvt du quatuor de Borodine.

 

six fois 45mn d'explications, d'exemples musicaux, mélangeant blagues et choses très sérieuses, faisant parfois participer les classes... À la fin, nous étions bonnes à jeter et deux d'entre nous avions encore 2 ou 3 heures de cours...

 

 

accord

Puis le grand jour est arrivé: Samedi 26 février, à l'église Saint-Martin d'Allonnes. 

Vide, évidement elle faisait tourner les sons pendant le raccord, et comme nous n'avions travaillé que dans des salles plutot sèches, c'était assez destabilisant. Le public a changé l'acoustique du tout au tout, et pour Mozart, c'était un véritable régal. Un public chaleureux, soit dit en passant, même si peu nombreux. Pas un élu... Pas un responsable (mis à part bien entendu, le directeur de l'école de musique, au petits soins!)... Le curé a fait une courte introduction très remarquée par nos proches, qui ont aprécié en connaisseurs la finesse de sa présentation, le caractère chaleureux et aimable de son invitation à se laisser aller à la musique...

 

Mozart

Comme je n'en rate pas une, je suis entrée sur scène sans ma partition, et à peine mes collègues arrivaient à leurs chaises que j'ai du promptement rebrousser chemin pour aller la chercher dans la sacristie... Effet garanti brisant irrémédiablement mes efforts pour "faire sérieux"...

 

 

 


Le chef ne change pas de place

 

 

 

Bien-sûr, il y a eu quelques ratés, quelques incertitudes, quelques trous dans la dentelle des notes, mais globalement, nous étions vraiment contentes: notre bateau à 8 oreilles fait plus que flotter, il peut naviguer honorablemente et surtout agréablement!

 

Les regards aussi ont circulé sans crispation tout au long du concert.

 

 


 

 

Puis nous avons pris une semaine de vacances (je n'ai même pas emporté Sylvestre, c'est dire!).

 

Saint-Jean de Maurienne

 

Nous nous sommes retrouvées toute une journée une semaine après, pour entamer le travail des 7 paroles et du 8e quatuor de Chostakovitch. Aujourd'hui nous avons encore passé la journée ensemble à préparer le concert de Dimanche, à l'Eglise Notre-Dame du Pré au Mans. Malgré les panneaux de bois que j'avais disposés dans ma salle de musique pour  donner un peu de resonnance, nous avons eu bien du mal à retrouver la chaleur de la petite église Saint-Martin... Le Pré va encore nous surprendre...


Salut final

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 15:49

Bercé à Carnuta

 

Enfin nous avons pu jouer en public... On ne sait rien tant qu'on ne l'a pas fait...

deux petites heures de travail sous l'oeil bienveillant de membres de la famille de Sarah, puis le public est entré dans "la Maison de l'homme et de la forêt" à Jupilles, s'est installé dans le hall, entre le comptoir et l'escalier, pour une demi-heure de concert. Nous avons joué les deux premiers mouvements du Mozart et le premier mouvement du Borodine (photo de l'article de l'Ouest). Comme convenu, nous avons sondé le public quant à l'organisation du quatuor (v1, v2, vc, a, pour Mozart et v1, vc, a, v2 pour Borodine)et il semble que cela fonctionne... Nous verrons samedi 26 février à Allonnes si nous avons raison de travailler sur ces équilibres...


02022011 003

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