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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 14:03

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Les vacances étant l'occasion de faire ce qu'on ne fait pas pendant l'année, Bercé s'est exporté au bord de la mer début juillet.Taussat 4488 Sarah ne pouvait pas venir, nous avons concocté un programme adapté, en invitant des vents: flûte, clarinette et cornet.

 

Nous nous sommes mis en loge pendant une semaine pour monter le quatuor en ré majeur pour flûte et cordes et le quatuor en si bémol majeur pour clarinette et cordes de Mozart, ainsi qu'une orchestration de mon cru des 4 derniers mouvements de la suite pour orchestre en ré majeur de Bach.

 

 

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Cétait en fait assez difficile pour le trio des cordes de passer de la flûte à la clarinette et vice versa, car les repères de justesse sont très différents.

 

 

 

Les deux quatuors sont aussi de deux factures mozartiennes différentes.

 

 

 

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Le quatuor avec flûte est très concertant: l'alto et le violon s'y relaient pour donner la réplique à l'acteur principal qu'est la flûte, et tous trois sont soutenus par une basse classique, à la fois dynamique et accompagnatrice, directement héritée de la musique baroque.

 

Taussat-4585-copie-1.JPGLe quatuor avec clarinette, transcrit d'une sonate pour violon et piano, est d'une écriture binaire, mettant clairement en scène deux protagonistes. La clarinette prend à peu près le rôle du violon dans la sonate, agrémenté de quelques "clarinetteries" virtuoses. Le rôle initial du piano est réparti dans le trio des cordes, mais bien sûr, le violon se taille la part du lion en investissant la voix de main droite, la plupart du temps. De ce fait, le trio se trouve souvent disloqué, le violon rejoignant la clarinette, et l'équilibre est très difficile à trouver, tant dans le jeu que dans le travail.

 

Nous alternions les répétitions avec clarinette et avec flûte, matin et après-midi, d'autant qu'ayant eu la chance d'accéder très vite à l'église où nous allions donner le concert, nos répétitions ne se tenaient pas toujours dans le même lieu. Cette alternance nous obligeaient à nous rectifier sans cesse, mettant notre concentration à rude épreuve.

 

Taussat 4613

 

Nous étions parties à la chasse la fleur au fusil, le gibier s'est révélé difficile à débusquer, épuisant à traquer... mais quelle chasse... et quel trophé! Le public a été à la fois nombreux (l'église était pleine), chaleureux... et généreux! J'ai promis de revenir en juillet prochain, j'espère qu'il sera au rendez-vous...

 

Taussat 4643Nous terminions le concert à 6: J'avais réécrit la suite en Ré majeur de Bach pour notre effectf (hormis l'ouverture et la fugue, qui n'auraient pas supporté, me semble-t-il, un tel dépouillement). Nous commencions donc par le fameux "Air", pour le Taussat-4648.JPGquel j'avais donné la partie de 1er violon à la flûte, et introduit clarinette et cornet dans les reprises. Dans la première partie, la clarinette double le violon (second) et le cornet l'alto, dans la deuxième, le violon rejoint la flûte, le cornet se trouve seul sur la voix de second violon, et la clarinette double l'alto. La puissance expressive du cornet (et de notre cornettiste!) faisait merveille dans la marche harmonique qui mène au climax de cette deuxième partie.

 

Le cornet, aussi, s'est glissé dans les interrogations juvéniles de Chérubin, dont nous avons joué une transcription du célèbre "Voi che sapete", et je trouvais que le timbre chaleureux de cette trompette pudique était très troublant dans ce rôle...

 

 

Taussat 4686Nous avons clos le concert avec une adaptation de "Stompin' at Decca" De grappelli et Reinhart, fox trot rigolo dont la deuxième partie jetait une fois sur deux notre merle en argent dans des affres rythmiques qui nous ont valu bien des fous-rires. Au concert, c'était la bonne fois, sur les deux!

 

 

 

 

La petite église de Taussat est plantée face à la mer, tout au bout d'une charmante allée, et j'avais espéré pouvoir ouvrir grand ses portes sur le bassin, afin de profiter peut-être de l'indescriptible "heure mauve", et de mêler à notre musique si cultivée, le doux contraste du lointain clapotis originel de la marée descendante... Las, le vent ne l'a pas permis... C'est aussi pourquoi il faut que je revienne!

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Published by Le quatuor de Bercé - dans L'Ensemble de Bercé
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