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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 12:36

Enfin! Et pourtant déjà fini...
Certaines d'entre nous ont couvé ce moment comme une véritable grippe pendant deux jours! Le beau métier que voilà!

        Public de compétition! sage mais réceptif et attentionné, parsemé d'élèves courageux et curieux, venus de Sarthe pour certains... Un public qui donne envie de jouer, de jeter son trac aux orties et de lui dire (au public, pas au trac...quoique...) tout ce qu'on mis tant de temps à élaborer; et tanpis s'il manque encore quelques mots à nos phrases, tanpis s'il me manque parfois un  doigt à la main gauche! Nous nous sommes jetés à l'eau comme des enfants qui attendaient les vacances depuis trop longtemps!



        Parfois, je pense aux pianistes, découvrant à la fois la salle et le piano qu'ils vont jouer... Les premières notes qu'on émet dans une salle qu'on ne connaît pas sont presque toujours déroutantes. Elle le sont d'autant plus qu'elles ne permettent même pas de s'adapter, puisque l'acoustique sera de nouveau transformée avec le public (mon Dieu faites qu'il y ait du monde!). De fait, vide, cette magnifique pièce à l'imposante charpente antique nous donne un grand sentiment de solitude: nous ne nous entendons pas les uns les autres. "T'inquiète, c'est très différent quand il y a du monde!"... Mon Dieu je me répète, mais faites qu'il y ait du monde!


        Avec une pointe gourmande d'envie, Dominique, chef de l'EO41 (et accessoirement mari de notre 2nd violon) se protège de la pluie qui nous apporte un public mouillé: "vous avez le temps idéal!"
Vive la pluie!



       



Commencer un concert avec un "petit" quatuor de Mozart, c'est tout à fait plaisant. ça met en doigts, de bonne humeur, en imagination... Une véritable invitation à profiter de l'instant et de la vie... Les musiciens n'ont pas trop besoin de se chercher, l'écriture se charge de les réunir grâce à de lumineux chemins thématiques où les uns répondent aux autres dans une parfaite convivialité. Un merveilleux modèle du "savoir converser" musical...








        Smetana en revanche, requiert de se jeter dans le feu de l'action toute passion dehors... Il fallait cette épreuve-là pour savoir comment cela tiendrait en entier... Car il ne suffit pas d'enchaîner chaque mouvement en répétition en faisant "comme si"... ça n'est jamais... comme ça! Et cela tient... Et cela donne envie de refaire, là tout de suite! Non... Pour être honnête, pas tout à fait tout de suite... Mais aussitôt que possible...

En bis, nous avions prévu de nous détendre - et pas seulement nous! - avec l'Andante de la "petite musique de rire" de Wolfgang Shroeder", qui mélange de manière savante et farfelue des thèmes de Tchaikovsky, Strauss ou Schubert dans la sauce de la "Petite Musique de Nuit" de Mozart.



Merci à Bernard Moro pour se photos, prises dans les conditions toujours extrêmes de ce genre de concerts...
Retrouvez ses reportages sur http://jupilles.monvillage.over-blog.com/


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Published by Le quatuor de Bercé - dans La vie du quatuor
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commentaires

Bernard 17/05/2009 18:15

Nous avons passé une excellente après-midi à vous écouter à Vendôme. Bravo à vous quatre. J'ai aussi beaucoup aimé la tonalité de ce compte rendu et l'expression "ça met en doigt" m'a bien amusé ! A bientôt pour un nouveau concert ... Amicalement, Bernard