Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 00:30
ça se rapproche...

    Quand je pense à mes années parisiennes, lorsque la moindre date de répétition de musique de chambre était un casse-tête... À présent, nous habitons à plusieurs dizaines de kilomètres les unes des autres et nous faisons avec enthousiasme (pour longtemps j'espère!) des heures de voiture pour aller chez les uns, chez les autres et dans nos diverses écoles dont les salles sont totalement hors norme!


    Quel étonnant petit quatuor que ce K159 de Mozart. Plus on le joue, plus on s'amuse. 17 ans, il avait, le bonhomme, quand il a commis ce cycle "milanais". lorsqu'on égrenne la liste de ses oeuvres antérieures, on s'aperçoit qu'il est déjà un "vieux d'la vieille"... On a beau le savoir, ça fait toujours quelque chose!
Le deuxième mouvement est vraiment intéressant, plein de belles "mozartités" (!) et le troisième est très amusant. On ne peut s'empêcher de penser au personnage du film "Amadeus".

Quoi de commun entre Mozart et Smetana? Au moins, leur précocité: On lit dans "le Guide de la musique de chambre", chez Fayard, qu'il remplaça son père dans un quatuor de Haydn à 4 ans - ce qui lui donne aussi en partage avec Mozart un père violoniste - et qu'il transcrivit de mémoire les opéras d'Auber à 6 ans... Bon...

    Rien de très drôle en revanche, dans son quatuor n°1 "de ma vie"... C'est son premier quatuor mais il est déjà un homme usé. Comme Beethoven et plus encore, il est sourd. Totalement. Depuis deux ans. Comment suporter de ne jamais entendre réellement l'effet produit par ce qu'on a imaginé... Quel monde intérieur, quelle richesse dans l'enchevêtrement des thèmes et des contrechants...

    Une terrifiante partie d'alto, tour à tour expression de la fatalité et triviale image de la fête et de la chasse. Comme de bien entendu, une folle déclaration d'amour au violoncelle, passionnément reprise au premier violon. Le dernier mouvement est un galop effréné en quartes brisées au bout duquel surgit, bouleversante, l'harmonique "mi" figurant l'odieux sifflement qui précéda sa surdité. La fin est plus un abandon qu'un apaisement, une dernière larme après la révolte.

Nous essaierons de dire tout cela:
aux Greniers de l'Abbaye 41100 Vendôme
dimanche 10 mai à
17h

Partager cet article

Repost 0
Published by Le quatuor de Bercé - dans annonces
commenter cet article

commentaires